les-mots-parleurs

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Ce mardi 21 novembre Hubert Haddad à La Librairie Gallimard

Hubert Haddad nous offre un magnifique roman nimbé d’une aura toute baudelairienne, traversé d’un universalisme sensoriel et philosophique rarement atteint. En ces temps de recroquevillements sur soi, d’identitarismes glaçants, de rejets haineux et de violences meurtrières, c’est un chant du monde et au monde, que ce livre entonne et fait vibrer longtemps dans nos mémoires. Vibration mélodieuse qui dure d’autant plus longtemps que ce roman est plein de musique, sous l’archet de Hochéa Meintzel, vieux violoniste virtuose, fervent de musique classique mais aussi de musique populaire juive d’Europe centrale (klezmer), celle qui a fait danser les shtetls entre deux pogroms.  Léon-Marc Levy 05.01.17 dans La Une Livres, La Cause Littéraire

 

Encore une fois, Hubert Haddad nous embarque dans un fabuleux voyage qui ne dure pas mille et une nuits mais y fait parfois penser, avec des récits dans le récit, des orages et des ouragans, une Shéhérazade nommée Mutuswani et la recherche d’une histoire ancestrale dans l’Inde d’aujourd’hui. On se laisse porter par les images et la beauté de l’écriture, on découvre des personnages attachants dans des lieux enchanteurs, même si la violence du monde est toujours là, en filigrane, avec ses guerres, ses attentats et ses viols. Le bruit et la fureur alternent avec la beauté et la tendresse, avec le message de paix du vieux violoniste. Et la musique, klezmer ou carnatique, issue du ghetto de Lodz ou de la tradition indienne, participe à la création d’un univers sensoriel comme l’auteur en a le secret. Encore un grand livre pour prolonger un parcours d’une richesse déjà exceptionnelle.Serge Cabrol (18/01/17) Encres Vagabondes  


 

 

 



18/11/2017
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